
La Géotechnique est loin d'être suffisante en Pathologie. Par exemple une étude minéralogique m'a permis de prouver, lors d'une expertise judiciaire, qu'un appartement était humide depuis plusieurs années en raison de la cinétique d'une réaction minéralogique. La Géodynamique permet de prévoir l'érosion des rives et des côtes, les glissements de terrains, les risques d'inondation non répertoriés, les risques d'éboulement et de ravinement. La Géochimie est utile pour detecter les pollutions qui représentent un vice du sol : si vous achetez un terrain contaminé vous prenez un risque pour vos enfants et pour vous-même (si vous cultivez des légumes), sans compter les interactions chimiques pollution - bâtiment. Cette compétence est très utile avant un achat pour mettre en évidence un passif. Une étude Géotechnique ne comporte que des généralités assez vagues sur les nappes souterraines car le géotechnicien n'est pas hydrogéologue. Or les nappes sont à l'origine de nombreuse pathologies. Parfois elles se combinent aux argiles gonflantes. De même, une mauvaise gestion des eaux pluviales peut agir seule ou sur la mécanique des sols. Enfin, les compétences en Géotechnique, Géomécanique et Génie Civil sont importantes, en particulier lorsqu'une étude de sol figure au dossier. J'ai étudié toutes ces matières à l'Ecole Nationale Supérieure de Géologie (Nancy) puis je les ai toute appliquées lors de mon parcours professionnel . En général mes confrères suivent une carrière focalisée soit Géotechnique, soit Hydrogéologie, soit Environnement, soit Mines et Carrières, soit Pétrole. La mienne a tissé un riche éventail de compétences en métropole, aux antilles et à l'international qui forme aujourd'hui, avec la pratique des travaux spéciaux et ma formation d'ingénieur en BTP, le creuset de mon expertise généraliste. A chaque fois, je "pioche" dans ces expériences source d'une autonomie analytique.


